

Pendant longtemps, ma vie a ressemblé à une succession de tentatives.
Des métiers différents, des projets lancés avec enthousiasme, puis laissés derrière moi. Des relations intenses, parfois belles, souvent douloureuses. Et ce sentiment persistant de ne jamais être vraiment à ma place.
De l’extérieur, j’étais quelqu’un de curieux, capable, adaptable.
À l’intérieur, je doutais en permanence de ma valeur.
J’ai travaillé dans beaucoup de domaines. J’ai appris seul, recommencé souvent, changé de voie plus d’une fois.
Et malgré tout ce que j’avais traversé, une question revenait toujours : "Est-ce que j’ai vraiment le droit d’être là ?"
Chaque réussite était fragile.
Je la minimisais. Je la relativisais. Comme si elle pouvait m’être retirée à tout moment.
Ce n’était pas l’échec qui me faisait le plus mal.
C’était cette impression de devoir constamment prouver que je méritais d’exister.
Pour aller plus loin
Ce que je portais sans le savoir depuis l’enfance
Avec le recul, j’ai compris que ce doute n’était pas né adulte.
Il venait de plus loin. D’un apprentissage précoce : faire des efforts, s’adapter, être fort, ne pas déranger.
J’avais appris à avancer sans m’appuyer sur moi-même.
À me définir par ce que je faisais, jamais par ce que j’étais.
Alors forcément, quand les échecs se sont enchaînés - professionnels, affectifs, identitaires - tout s’est effondré.
Pas parce que j’étais incapable.
Mais parce que mon estime de moi n’avait jamais été un vrai point d’appui.
Il y a eu des moments de fatigue profonde.
Des périodes où je n’avais plus envie de me battre, plus envie de “positiver”, plus envie de recommencer encore.
C’est là que quelque chose a changé.
J’ai arrêté de chercher la prochaine solution extérieure.
Et j’ai commencé à regarder ce qui se jouait à l’intérieur.
J’ai compris que mes peurs, mon hypersensibilité, mes doutes n’étaient pas des défauts à corriger.
Ils racontaient une histoire. La mienne.
Je ne me suis pas “réparé” du jour au lendemain.
J’ai appris à m’écouter. À poser des limites. À reconnaître mes forces sans les conditionner à la performance.
J’ai aussi accepté mes zones de fragilité.
Non plus comme des obstacles, mais comme des signaux.
Petit à petit, ma manière de réussir a changé.
Je ne cherchais plus à impressionner.
Je cherchais à être juste avec moi.
Ce n’est pas la discipline.
Ce n’est pas le talent.
Ce n’est même pas la motivation.
Ce qui a tout changé, c’est le lien que j’ai reconstruit avec ma propre valeur.
Quand l’estime de soi devient un socle, la réussite n’est plus une course.
Elle devient une continuité naturelle.
Pour aller plus loin :
Pour aller plus loin
Si tu te reconnais dans ce parcours, si tu sens que toi aussi tu avances sans vraiment t’appuyer sur toi, j’ai créé un espace simple pour faire un premier point, sans te raconter d’histoire.

Pour comprendre ce qui t’empêche aujourd’hui d’avancer et recevoir un retour personnalisé.
Je ne crois plus aux grands virages spectaculaires.
Je crois aux moments de vérité intérieure, discrets, mais décisifs.
Et toi, qu’est-ce que ton parcours essaie peut-être de te dire aujourd’hui ?
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Piero Costa
Accompagnement en estime de soi
1020 Renens (VD)